Le Voyage en Chine

Films Super8 muets de Philippe Sollers tournés à l'occasion du voyage en Chine en 1974.
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Vita Nova

Film de Marcelin Pleynet et de Florence D. Lambert (2008)



Je ne parlerai pas du film lui-même, mais de la manière dont nous avons procédé. En effet parler du film est inutile parce qu'il parle entièrement de lui-même. C'est là certainement la marque de fabrication de Marcelin Pleynet. Les séquences, leur montage, le texte, les images, le sens, les sensations, se diffusent de l'une à l'autre. Elles ont leur propre chant. Cela a été la première de nos préoccupations. Marcelin Pleynet notait au fur et à mesure dans un carnet tous les lieux, les musiques, les extraits de texte, les poésies, les tableaux, qui se présentaient à lui spontanément, comme éléments biographiques. Puis il me passait le carnet. Les pages de ce carnet étaient amovibles. Cela me permettait de les assembler dans un ordre puis dans un autre…Nous avons joué librement toutes les associations, en cherchant les accords de couleur, de sens, de musicalité… J'avais décidé dès le début que ma position serait celle de l'écoute. Je m'y suis tenue pour le plus grand bonheur…

Ce film est un portrait, oui, mais un portrait de ce que l'on aime faire, voir, entendre, et en conséquence un portrait de ce que l'on fait en aimant.

Petite anecdote : lorsque j'ai proposé à Marcelin Pleynet de faire un film avec lui, il m'a répondu : « Certainement que puis-je faire pour vous ?… » J'ai compris qu'il ne songeait pas du tout à lui-même. Je lui ai précisé : « Je veux dire un film sur vous, avec vous. » Il en a été très surpris.

Nous avons vite établi que nous tournerions à Venise, à Paris au Jardin des Tuileries, au musée du Louvre, au musée Picasso, à Rome, à la basilique St Pierre.

On y a ajouté de la danse. J'ai eu le sentiment pendant un moment que le portrait se renversait.

Le montage part d'une idée simple et dont les possibilités de variations sont infinies : tout part de la bibliothèque et tout y revient. La bibliothèque dans la ville, la ville dans la bibliothèque, ses palais, ses jardins, ses fontaines, ses portiques, sa musique.

Il me reste à remercier tous ceux qui ont participé à l'élaboration du film, Philippe Sollers, Julia Kristeva, Madame Ma Li, professeur de chinois de l'École Alsacienne, James Bishop, Umberto Todini, de l'Università degli Studi di Salerno, Dott. Angelo Scelzo del l'Ufficio Stampa della Città del Vaticano, Jacqueline Risset, Gerald Piltzer, Anne Rebeschini, Emmanuel Lemire, David Rit, Sophie Zhang… Et particulièrement Pierre Nivollet, et David Grinberg, le directeur de la photographie, que nous avions surnommé pendant le tournage, l'homme à la caméra…

Florence D. Lambert, octobre 2009

Portrait de Marcelin Pleynet

Portrait réalisé par Gérard Courant le 12 mars 1984 à Paris





Marcelin Pleynet lit un extrait de Prise d'otage

Cette vidéo est le n°8 de la série cinématographique "Lire", elle a été réalisée par Gérard Courant le 4 novembre 1986 à Paris





Emission 'Strophes, 4 avril 1988

Bernard Pivot reçoit Marcelin Pleynet à l'occasion de la parution du livre que lui a consacré Jacqueline Risset dans la collection "Poètes d'aujourd'hui" (Seghers).
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Que (re)lisez-vous Marcelin Pleynet ?

Marcelin Pleynet répondait à Joseph Vebret le 31 mars 2010.







« La Fin annoncée de l’avant-garde »

Supports/Surfaces: un groupe inscrit en 1968 dans le camp de l’avant-garde
par Stéphanie Jamet-Chavigny et Marcelin Pleynet
Mercredi 4 juin 2008 / 18H30
Les Champs Libres

Mémoire vive, la correspondance que Marc Devade a entretenue avec les principaux artistes du groupe Supports/Surfaces (Vincent Bioulès, Louis Cane, Daniel Dezeuze et Claude Viallat) révèle tout à la fois les affinités et les liens qui se tissent, mais également les rouages théoriques et les stratégies adoptées. La constitution de Supports-Surfaces s’avère le reflet direct de l’engagement artistique, intellectuel, révolutionnaire même d’artistes dans le contexte spécifique de Mai 1968. Les prises de positions radicales et politiquement engagées sont au cœur des échanges parfois virulents, à propos de l’exposition fondatrice du groupe à l’ARC en 1970, puis au sujet des orientations éditoriales de la revue Peinture, cahiers théoriques. Ces discussions laissent transparaître des tensions internes sur des questions telles que le positionnement face au milieu artistique et plus largement la place de l’artiste dans la société. Elles marquent ce qui sera, malgré elle, la dernière avant-garde.

 

 

Discussion sur Matisse et Picasso

En mai 2007, Marcelin Pleynet prononça deux conférences à Banja Luka (Bosnie-Herzégovine), la première portait sur "Matisse et Picasso", la seconde sur "Cézanne". Ces conférences furent suivies d'une discussion, dont voici la video.